• 1977
  • Naissance de l'activité lutte

    La lutte est née à l’époque où les clubs de judo commencent à fleurir dans de nombreuses communes. Aigrefeuille-sur-Maine, sous la pression d’une élue Mme Renée Bonnet soutenue par de nombreux jeunes, veut son sport de combat. Malgré les recherches, aucun entraîneur n’est trouvé. Par contre, Jean-Claude Lemouroux, lutteur de haut niveau et éducateur cantonal propose une activité lutte dans le cadre des ses fonctions. Comme Aigrefeuille-sur-Maine ne dispose pas de structure adaptée, le tapis de type « Sarneige » 6x6 acheté par la municipalité et la DDJS, est installée au gymnase de l’hôpital de Montbert distant de 5 Km. C’est ainsi que débute l’histoire de la lutte : le 20 janvier 1977.

  • 1978
  • Transplantée à Aigrefeuille-Sur-Maine

    Devant le franc succès de l’animation (60 jeunes), la lutte s’installe dans l’unique salle municipale (10m x 6m), et devient section de la SSA (Société Sportive d’Aigrefeuille) en septembre 1978. Elle élit sa première présidente : Mme Renée Bonnet et rejoint les clubs du Comité Atlantique Anjou (Pays De La Loire actuellement) dont certains sont toujours très connus du monde de la compétition : Club Athlétique Nantais, Sporting Club d’Orvault, Lutte Vallet Club (TGV lutte actuellement). Mais la salle devenant trop petite et les manipulations du tapis pénibles (obligation de retirer et de stocker le tapis après chaque entraînement) un déménagement s’impose.

  • 1981
  • Transfert dans l'ancienne... grange à foin !

    En 1981, la mairie sensibilisée par M. André MICHEL, un élu impliqué dans cette activité lutte, autorise le président de la SSA, M. Patrick COCHET, à proposer à la section, le premier étage de l’ancien bâtiment de la marée chaussée (15m x 6m). Cette grange à foin, au-dessus d’anciennes écuries, va devenir après quelques travaux assurés par les bénévoles (escalier de meunier, plafond, plancher, éclairage, chauffage électrique pas assez puissant pour le volume, et plus tard protections murales bricolées), une salle de lutte.

  • 1983
  • Entraîneur

     Un nouvel entraîneur, licencié au Nantes Etudiant Club, intervient et favorise la venue d’un deuxième tapis 6x6 appartenant au comité départemental et destiné à la déchetterie. 

  • 1984-85
  • La lutte loisir

    Si le succès de la lutte ne s’est pas démenti à Aigrefeuille-sur-Maine, le club redonne une nouvelle dynamique en sortant de la lutte conventionnelle et en l’adaptant à toutes les tranches d’âge.

     

    En 1984 / 1985, cinq lutteurs constitue une école de lutte afin de créer un ‘réservoir’. Très vite, le nombre des petits lutteurs augmente si bien que l’épouse de l’entraîneur, prête main-forte et anime les deux séances hebdomadaires en proposant : jeux, gym et lutte éducative. Trois mini-grades club (jaguar, tigre lion), passés devant les parents clôturent les saisons.

     

    Pour les catégories benjamins à seniors, la politique du club consiste à développer une lutte sans contrainte où un « groupe de bons copains » aiment à se retrouver sur le tapis. D’ailleurs, l’entraînement de ces jeunes s’avère peu intensif, voire irrégulier pour certains dont les études les obligent à s’éloigner du domicile familial. Néanmoins, quelques compétiteurs, garçons et filles, évoluent au niveau interrégional, voire national.

  • 1990-91
  • Supports et nouvelle salle

    Pour sensibiliser les adultes à fréquenter la salle de lutte, deux supports sont mis en place :

     

    1) La musculation forte de six licenciés, voit le jour en septembre 1990 avec comme tout matériel : deux chandelles réglables pour le squat, un banc développé couché avec des poids plastique et sable (60 Kg maxi) et deux haltères courtes. A noter que la mise en place du matériel nécessite le retrait d’une partie d’un tapis. Et pendant plusieurs années, suite à des défis, quelques licenciés s’inscrivent aux marches de nuit de 55 à 60 Km (Rezé/Pornic ; Nantes/Montaigu ; Boussay/Puy Du Fou).

     

    2) Le sport loisir, en septembre 1991, attire une douzaine de femmes et se déroule sous forme de cycles sur trois semaines. La première : stretching, la deuxième : musculation sans appareils et la troisième : sport d’opposition (approche de la lutte).

     

    En attendant la nouvelle salle

     

    La salle utilisée 35h par semaine (club, établissements scolaires, animation cantonale, activité yoga) ne correspond plus aux besoins de l’association forte d’une centaine de licenciés. De plus, une convention tripartie freine le développement en limitant le nombre de scolaires à 15 par séance pour raison de sécurité. Or à cette période, la commune, située à 20km de Nantes subit une importante restructuration du centre bourg, avec déplacement des services, construction de salles. Des bâtiments se libèrent ce qui constitue un espoir pour le club de trouver des locaux appropriés. La municipalité prend conscience du désir d’évolution du club. Elle achète un bungalow sanitaire avec trois douches et un wc pour palier ce manque de confort.

     

     

    En février 1990, Philippe Vidal, DTN potentiel (Directeur Technique National) et en décembre 1990 Gérard Santoro (lutteur de niveau international) interviennent auprès des élus afin d’appuyer le projet de club : une salle de lutte.

  • 1992
  • Passe le relais

    Comme la section football désire créer une alliance avec le club voisin, elle doit prendre sa responsabilité juridique. De ce fait, la SSA encourage les autres activités dans ce sens. Le 5 juin 1992, la SSA lutte passe le relais à ALFA (Association Lutte Forme Aigrefeuille) qui dépose ses propres statuts.

     

    Faute de disponibilité de l’entraîneur, le club met le sport loisir en sommeil.

  • 1993
  • Restauration des locaux

    En septembre 1993, après une restauration des locaux par la municipalité, le club ALFA descend dans l’ex caserne des pompiers : moins de surface tapis (56 m2 au lieu de 72 m2) mais un espace de musculation de 30m2, une salle de réunion, un unique vestiaire et….un bon chauffage silencieux. Bref une belle étape, prévue pour 2ans, avant de profiter d’une salle normalisée….

     

    Dans la salle de musculation, les appareils fabriqués par les bénévoles côtoient ceux achetés dans les salles et les magasins spécialisés. Une quarantaine de licenciés utilisent les 10 agrès deux fois par semaine.

  • 1995
  • Gala international

    Le mardi 24 janvier 1995, afin de faire découvrir la lutte de haut niveau, ALFA organise un gala international dans la salle omnisports d’Aigrefeuille Sur Maine .En levez de rideau, l’école de lutte du club se fait applaudir par quelque 500 spectateurs,. Puis le public découvre, sous forme de show à l’américaine, des combats de lutte féminine mettant en présence les équipes seniors des Etats-Unis du Japon et de la France. A ce jour, c’est la seule manifestation de ce niveau et ayant attiré une telle foule présentée dans la commune, toutes disciplines confondues.

  • 1999
  • Nouvel entraîneur

    En septembre 1999, un nouvel entraîneur redonne vie à l’activité lutte en manque de licenciés. Il propose de relancer le sport loisir mais de le transformer en fitness. En septembre 2001, une trentaine de femmes s’initient au steps, au body Nico (body barre), cours d’abdominaux une fois par semaine. La saison suivante, face au succès, l’animateur accepte d’assurer deux cours par semaine.

  • 2000
  • Extension du complexe sportif des Richardières

    La municipalité informe du projet d’extension du complexe sportif des Richardières contenant en outre une salle de lutte et une salle de musculation. Les élus du club ainsi que les membres du staff technique trouvent une nouvelle motivation et envisagent de placer ALFA sur une rampe de lancement pour occuper au maximum les nouveaux locaux. Les dirigeants participent aux diverses réunions mairie, cabinet d’architecture, associations sportives concernées afin de concevoir une esquisse. Le conseil d’administration décide de maintenir par semaine deux séances de fitness avec l’aide d’un deuxième animateur, de proposer trois créneaux de musculation en formant quelques techniciens, d’ouvrir de nouveaux cours de lutte et de proposer la lutte loisir aux adultes avec l’aide du seul éducateur. Début 2005 le club achète quelque 40 appareils de musculation d’une salle de remise en forme du Mans détruite par un incendie. Il, assure le transport dans un camion semi-remorque, et le stocke dans des locaux à Touvois avec l’aide d’une dizaines de bénévoles.

    Les femmes et les hommes qui font vivre le club : CLIQUEZ ICI

    (Président, Entraineurs, Animateurs fitness et musculation)

  • 2005
  • Réalisation du rêve

    Dès la saison 2005 / 2006, ALFA s’inscrit dans l’opération « un club, un emploi » proposé par le ministère de la jeunesse et des sports et recrute un salarié sur la base de 20h par semaine. Malgré 6 séances de lutte, 5 cours de fitness, 6 créneaux de musculation par semaine, le club doit refuser des demandes de licences. La saison se termine avec 326 inscrits.

    Le 3 juin 2005, ALFA (120 licenciés) prend possession après 27 années d’activité d’une salle normalisée de lutte et d’une salle de musculation. De nombreux licenciés participent au nettoyage et au transport des divers matériels. Quarante deux appareils occupent la salle de musculation et seul bémol, la salle de lutte peut recevoir le tapis 12m x 12m mais sans zone réglementaire de dégagement pour éviter les protections murales et sans pouvoir accueillir aucune rencontre club / club faute de place pour les spectateurs (souhait exprimé du club à ce sujet : 50 /60 personnes). Solliciter une athlète (5 fois championne du monde et première femme médaillée de bronze aux jeux olympique d’Athènes) comme marraine de la salle semble bien compromis.

  • 2006-9
  • Le club recrute

    Devant le franc succès, le club propose de modifier le contrat de 35h par semaine afin d’étoffer les ouvertures de salles pour la saison 2006 / 2007. Le club propose 9 séances de fitness, 35h de musculation et 8 entraînements de lutte par semaine. La saison se termine avec 507 licenciés.

    Pour la saison 2007 / 2008, le club reçoit deux stagiaires de l’IRSS dans le cadre de leur formation et recrute un entraîneur de lutte bénévole afin de soulager le salarié. La commission licence enregistre 606 licenciés.

    Le club compte 637 licenciés en fin de saison 2008 / 2009. Un nouveau stagiaire de l’IRSS et 2 stagiaires du CREPS de Nantes fréquentent le club pour parfaire leurs connaissances. Une lutteuse termine vice championne de France.

    Afin d’ouvrir de nouveaux créneaux d’entraînement de lutte, le club recrute, par le biais du GE 44 un salarié qui intervient 2 fois par semaine pendant la saison 2009 / 2010 qui se clôture avec 676 licenciés. En lutte, un vice champion de France et une 3ème place sur le podium national. Et le club accueille une stagiaire de l’IRSS qui termine major de promotion. L’IRSS reconnaît les qualités du club en matière de formation.

  • 2010
  • GE 44

    En 2010, le club modifie le contrat du salarié géré par le GE 44 en sollicitant trois interventions / semaines afin d’offrir 35 h de musculation, 22 séances de fitness,10 entraînements de lutte et 4 entraînement de grappling fight.

    Par la patience, la motivation,l’engagement, la générosité des bénévoles, par l’aide de la municipalité, une simple activité lutte devient section puis club, continue un développement durable en proposant d’autres loisirs, se tourne vers une aide professionnelle et reste néanmoins accessible à toutes les couches sociales.